Paul de Chez CallOfDefense
8 min lu
28 Jul


L’offre de casques présentés comme balistiques, NIJ IIIA, FAST, FAST SF ou militaires s’est fortement développée sur les sites de petites annonces et les places de marché.Le problème est simple : une coque peut parfaitement avoir l’apparence d’un casque FAST SF sans posséder la moindre protection balistique réelle.Rails, shroud NVG, velcros, camouflage et étiquette « NIJ IIIA » sont faciles à reproduire. Ils ne prouvent ni la composition de la coque ni ses performances.

Une copie de casque FAST n’est pas forcément balistique

De nombreuses reproductions sont initialement destinées :

  • à l’airsoft ;
  • au loisir ;
  • au cinéma ;
  • à l’entraînement sans risque balistique ;
  • ou simplement à l’exposition.

Certaines sont ensuite revendues comme des casques militaires ou balistiques, volontairement ou par méconnaissance du vendeur.Visuellement, la différence peut être difficile à identifier. Une coque en plastique chargée, en résine ou en matériau composite décoratif peut ressembler fortement à un véritable casque balistique en aramide ou en UHMWPE.L’apparence ne constitue donc jamais une preuve de protection.

La mention « NIJ IIIA » ne suffit pas

Une étiquette, une gravure ou une capture de rapport ne permet pas à elle seule de confirmer les performances d’un casque.La norme NIJ 0106.01 établit des méthodes d’essai pour les casques balistiques, mais le programme public de certification NIJ actuellement présenté concerne principalement les protections balistiques de torse. L’expression « casque certifié NIJ IIIA » doit donc être utilisée avec prudence. Un casque sérieux doit pouvoir être rattaché à :

  • un fabricant ou une marque identifiable ;
  • un modèle précis ;
  • une facture ;
  • une traçabilité  ;
  • des essais correspondant réellement au produit vendu.

Sans cela, la mention « NIJ IIIA » reste une simple déclaration commerciale.

Le risque particulier des achats entre particuliers

Pour un casque balistique d’occasion, il est souvent impossible de connaître précisément :

  • ses conditions de stockage ;
  • son exposition à la chaleur, à l’humidité ou à des produits chimiques ;
  • les chocs qu’il a déjà subis ;
  • les éventuels perçages ou modifications ;
  • la correspondance entre la coque et les documents présentés.

Même un véritable casque balistique peut avoir été détérioré ou modifié avant sa revente.Il faut donc considérer tout casque balistique vendu sans traçabilité suffisante comme un équipement non vérifié.

Photos volées et rapports réutilisés

Une pratique courante consiste à reprendre et nous en sommes victime egalement  :

  • les photographies d’une autre marque ;
  • un rapport concernant un autre fabricant ;
  • un document relatif à une autre génération ;
  • ou une fiche technique sans lien démontré avec le casque vendu.

Un rapport authentique ne prouve rien lorsqu’il concerne un autre produit.De la même manière, une photographie montrant un casque après un tir ne permet pas de savoir si la coque proposée dans l’annonce possède la même construction.

Les signaux qui doivent alerter

La prudence est particulièrement nécessaire lorsque :

  • le prix est anormalement bas ;
  • le vendeur ne connaît pas le fabricant ;
  • aucune facture d’origine n’est disponible ;
  • le casque ne possède aucun numéro de série ou de lot ;
  • le rapport transmis ne mentionne pas clairement le modèle ;
  • seules quelques captures d’écran sont fournies ;
  • le même casque est vendu sur une plateforme comme accessoire d’airsoft ;
  • le vendeur refuse de préciser la matière de la coque.

Un casque annoncé comme « professionnel », « militaire » ou « NIJ IIIA » sans preuve cohérente ne doit pas être considéré comme balistique sur la seule parole du vendeur.

Notre recommandation

Pour un équipement destiné à protéger la tête face à une menace balistique, l’économie réalisée sur une annonce entre particuliers ne justifie pas l’incertitude.Achetez auprès d’un professionnel identifiable capable de fournir :

  • une facture ;
  • une identification précise du modèle ;
  • une traçabilité ;
  • des informations techniques cohérentes ;
  • une documentation d’essai correspondant réellement au produit.

La position CallOfDefense

Chez CallOfDefense, nous avons choisi de ne pas transmettre nos rapports balistiques complets par e-mail, photographie ou scan, et d’en interdire la reproduction ainsi que la diffusion publique sur Internet.Cette précaution vise à limiter la récupération, la modification ou la réutilisation frauduleuse de documents authentiques pour accompagner des casques sans rapport avec les produits réellement testés.Chaque casque balistique A1 ou P1 est livré avec un extrait de rapport balistique de plusieurs pages, imprimé et plastifié, permettant à son propriétaire de disposer directement de la documentation correspondant à la gamme concernée.Ces documents sont réservés à l’acquéreur du casque. Leur copie, leur numérisation, leur transmission à des tiers ou leur publication en ligne ne sont pas autorisées.

En cas de doute sur l’authenticité d’un casque, d’un document ou d’une annonce utilisant le nom CallOfDefense, vous pouvez nous contacter directement à l’adresse suivante :

contact@callofdefense.com

Notre objectif est simple : préserver la traçabilité de nos équipements et empêcher qu’un document CallOfDefense puisse être détourné pour rendre crédible un casque d’origine inconnue.

Les contrefaçons et produits non conformes vendus en ligne peuvent présenter des risques directs pour la santé et la sécurité des utilisateurs. Les autorités françaises et européennes recommandent une vigilance particulière face aux produits de sécurité dont l’origine ne peut pas être contrôlée.

Un casque balistique ne se juge pas à son apparence.
Il se juge à sa conception, à sa traçabilité et aux preuves qui l’accompagnent.

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