Certains baptisent leurs casques comme des héros. Nous préférons équiper les vrais.Chez CallOfDefense, les essais balistiques ne servent pas uniquement à vérifier qu’un projectile ne traverse pas une coque.Nous testons également nos casques afin d’observer leur comportement réel après l’impact : déformation intérieure, délamination des couches d’aramide, dommages localisés, tenue des rebords et effet mécanique susceptible d’être transmis à l’utilisateur.Ces observations nous permettent de faire évoluer chaque nouvelle génération de casques.Et parfois, soyons honnêtes, certains tirs sont simplement réalisés pour le plaisir d’observer jusqu’où la coque peut aller.
Les photographies présentées dans cet article montrent trois casques balistiques A1 GEN1 distincts :
Ces casques ne sont pas des modèles d’exposition recréés pour les photographies.Ce sont les coques réellement utilisées pendant les essais, conservées avec leurs impacts, leurs annotations, leurs déformations et leurs couches d’aramide visibles.

Le casque A1 GEN1 Coyote Brown constitue la pièce principale de cette documentation.Il s’agit de l’exemplaire physique revenu du Banc national d’épreuve de Saint-Étienne, après l’essai référencé :FT 44751Le casque a été soumis à un tir de :
La coque a ensuite été conservée sans masquer les traces de l’essai.Les photographies permettent d’observer la zone touchée depuis l’extérieur, mais également la déformation produite vers l’intérieur du casque.Une déformation arrière de 15 mm a été relevée sur la zone photographiée.L’objectif n’est pas seulement de pouvoir écrire qu’un casque balistique a arrêté un projectile. Il est également de mesurer et d’observer ce qui se produit derrière l’impact.


Lorsqu’un projectile est arrêté, son énergie ne disparaît pas.Une partie de cette énergie est absorbée par les différentes couches de la coque, qui peuvent se comprimer, se déplacer ou se délaminer localement.La déformation arrière permet donc d’observer la manière dont cette énergie est répartie vers l’intérieur du casque.Nous examinons notamment :
Un casque qui empêche une perforation peut malgré tout produire une déformation importante. L’analyse ne doit donc pas s’arrêter à une simple mention « arrêté » ou « non traversé ».
Le casque A1 GEN1 en camouflage ATACS a été utilisé pour plusieurs essais complémentaires.Il a notamment reçu des impacts de :
Sur les photographies, les calibres et les zones d’impact sont directement inscrits sur la coque. Cette méthode permet de conserver une correspondance entre chaque tir et les dommages observés à l’intérieur.
Le .45 ACP a principalement été utilisé pour examiner la réaction de la coque face à un projectile lourd et relativement large.
Sur l’impact photographié, la déformation mesurée est d’environ :3 mm
Le tir au 9 mm permet notamment d’observer la déformation locale et la tenue des couches d’aramide face à une munition très courante.
La déformation photographiée est d’environ :4 mm . L'ogive est restée dans le casque ,entre les couches d'aramide .

Le tir au .22 LR n’avait pas pour objectif d’établir un niveau de protection ou de reproduire une norme.Il a simplement été effectué dans le cadre d’un fun tir.Nous testons sérieusement nos produits, mais cela ne nous empêche pas de conserver une part d’expérimentation et de curiosité.Le résultat est tout de même documenté et visible sur la coque, mais il ne doit pas être interprété comme une donnée normative.
vue extérieure du casque ATACS .45 ACP, le 9 mm et le .22 LR.

Le casque A1 GEN1 noir a également été utilisé pour plusieurs essais.Il a reçu des tirs de :
Comme sur le casque ATACS, le .45 ACP permet d’observer la réaction de la coque face à un projectile lourd.La zone photographiée présente une déformation mesurée d’environ :3 mm

Les tirs de .17 HMR ont été réalisés à une distance de 20 mètres.L’objectif était d’étudier le comportement de la coque face à des projectiles légers et rapides, dans une logique d’observation des sollicitations proches de celles produites par certains fragments.Ces tirs constituent des projectiles simulant des fragments spécifiques, plusieurs tirs à différentes vitesses et un calcul statistique de la vitesse V50.
Nos essais au .17 HMR sont donc présentés comme des essais complémentaires de développement, inspirés par l’étude des comportements fragmentaires.

Les tirs complémentaires ont plusieurs objectifs.
Une coque en aramide est constituée de plusieurs couches associées entre elles.Après un impact, ces couches peuvent se séparer localement. Cette délamination participe à l’absorption de l’énergie, mais sa forme, sa profondeur et son étendue doivent être observées.
La profondeur seule ne raconte pas tout, mais elle fournit un indicateur important sur le comportement de la coque après l’impact.Nous examinons également la largeur de la zone affectée et la manière dont la déformation se répartit.
Nous réalisons ou analysons des impacts proches :
Ces zones peuvent réagir différemment du centre d’une surface régulière.
Le fait qu’un projectile soit arrêté ne signifie pas que l’impact est sans conséquence.Nous observons donc les déformations susceptibles d’augmenter l’effet transmis vers la tête, sans transformer ces observations en conclusions médicales qu’un simple essai de coque ne permettrait pas d’établir.
Les essais servent enfin à faire évoluer les produits :
Chaque nouvelle génération doit bénéficier des informations obtenues sur les précédentes.
Nous distinguons volontairement deux catégories.
Le casque Coyote Brown est rattaché au test réalisé au Banc national d’épreuve de Saint-Étienne, sous la référence FT 44751.La coque physique, les photographies et l’extrait du rapport permettent de conserver une continuité entre le produit annoncé et l’exemplaire testé.
Les tirs effectués sur les casques ATACS et noir sont des essais complémentaires réalisés pour observer le comportement des coques avec différents calibres, projectiles et distances.Ils apportent des informations utiles, mais ils ne sont pas présentés comme une certification ou comme un remplacement du rapport du banc d’épreuve.Cette distinction est importante.Un test de développement peut être particulièrement intéressant techniquement, mais il ne doit pas être présenté comme un essai officiel lorsqu’il ne l’est pas.
Les couches d’aramide visibles, les éclats de peinture, les annotations au marqueur et les zones déformées ne sont pas particulièrement esthétiques.Mais ce sont précisément ces éléments qui donnent de la valeur aux photographies.Nous préférons montrer :
Un casque balistique ne doit pas être jugé uniquement sur son apparence neuve, son camouflage ou le nom commercial qui lui a été donné.Il doit être jugé sur sa conception, sa traçabilité et les résultats obtenus lors des essais.
Les expressions FAST, FAST SF et High Cut décrivent principalement la forme et l’architecture extérieure d’un casque.Elles ne constituent pas, à elles seules, une garantie balistique.Deux casques presque identiques visuellement peuvent présenter des différences importantes concernant :
Un casque FAST SF ou High Cut doit donc être évalué au-delà de sa silhouette et de ses accessoires.
Les essais présentés dans cet article ne permettent pas d’affirmer qu’un casque arrêtera toutes les munitions existantes ou qu’il supprimera tout risque de traumatisme.Ils permettent en revanche de documenter le comportement de plusieurs coques A1 GEN1 dans des conditions clairement identifiées.C’est exactement ce que nous cherchons :
Et, occasionnellement, effectuer un tir au .22 LR simplement parce que nous avions envie de voir le résultat.Mesurés. Pas simplement déclarés.
La gamme A1 regroupe nos casques balistiques en aramide, conçus selon une architecture High Cut de type FAST SF.Ils sont préparés, assemblés et contrôlés dans nos ateliers, avec une attention particulière portée à la coque, aux rails, au shroud, au liner et au système de rétention.
Découvrir nos casques balistiques A1 en aramide.
